La Ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé lundi son intention de mettre fin à l'exclusion des homosexuels pour le don du sang qui date de 1983. Elle souhaite « suspendre l'interdiction » qu'elle a qualifiée mardi sur France Info de « démarche discriminatoire qui n'est pas tolérable ». Une suspension qui interviendra, selon ses dires, « d'ici quelques jours ».
Rappelons qu'aujourd'hui, lorsqu'un homme veut donner son sang, on lui demande s'il a déjà eu « des relations sexuelles entre hommes ». S'il répond positivement, il ne peut pas donner son sang. Avec la levée de « l'interdiction » annoncée par Roselyne Bachelot, seraient désormais exclus les personnes ayant déclaré avoir eu « des pratiques sexuelles à risque ». Les homosexuels n'ayant pas de pratiques à risque pourraient (enfin !) donner leur sang.
Voilà donc une bonne nouvelle... si elle se confirme bien sûr.
Mais dans les faits, cela changera-t-il réellement quelque chose ? Un début de réponse peut-être avec Jacques Hardy le Président de l'Etablissement Français du Sang, qui était l'invité hier du Magazine de La Santé sur France 5...
En répétant à 3 reprises (en 3 minutes) que le taux de prévalence est 100 fois supérieur chez les gays, Jacques Hardy ne nous a pas vraiment donné l'impression d'être favorable à cette levée de l'exclusion des gays... Tout du moins dans la pratique. Mais bon, ce n'est peut-être qu'une impression... l'avenir et les faits nous le diront.
Lire aussi sur GayClic : « Débat : Le don du sang et les homosexuels ». Un débat qui avait passionné les GayCliqueurs avec de très nombreux commentaires.
Ceci étant dit je suis tout a fait d'accord avec vous. Après avoir vu la vidéo j'étais un peu mal à l'aise. Ce professeur n'a visiblement pas du tout envie de lever cette interiction. Et puis meme si elle est levée, qui dit que les médecins autoriseront les don des gays. Ils trouvereont toujours une bonne excuse.
À bientôt. Viktor.
Et vive GayClic !!!
ça ne serait pas un hochet que l'ump cherche à agiter devant nous, la communauté LGBT, pour avoir nos voix aux élections municipales à venir.
Pour l'instant, j'ai l'impression que l'on est loin de la suppression de l'exclusion des gays du don du sang et ce n'est pas le président de l'établissement français du sang qui va nous soutenir (même les journalistes semblent mal à l'aise en écoutant les propos du mec)
2- les analystes politiques disent que la carte politique à la suite des municipales devrait rester inchangée alors que sarkozy voudrait bien qu'il y ait plus de mairies à droite pour dire que c'est grâce à lui alors que sa popularité chutte dans les sondages et chez les électeurs de droite
j'ai un ami qui a un proverbe fétiche qui est "si tu veux noyer ton chien, dis qu'il a la galle" transposé aux homophobes "si tu veux que l'homophobie soit forte, dis que les homosexuels masculins sont des distributeurs de sida"
En bref,
1- si le gouvernement luttait réellement contre l'homophobie, au sens le plus général du terme, cela ferait chutter les comportements à risque comme l'alcoolisme, les pratiques non protégés, les suicides, les angoisses et c etc
2- dans un précédent boulot, j'ai eu un collègue masculin hétérosexuel qui s'est vu refiler une IST par son épouse qui avait des relations sexuelles non protégées avec son amant et pourtant les 3 peuvent donner leur sang....
homophobie quand tu nous tiend....
Surtout qu'en france au niveau du sang on est en autosuffisance, aucune importation, on NE MANQUE PAS DE SANG!!! c'est juste que les medecins le disent pour pas que les réserves ne baissent pas. En france quand quelqu'un a besoin de sang, on lui en trouve.
Il ne faut pas voir en ça une pratique homophobe, mais une action logique qui ecarte les population à risque. Tout comme à partir des années SIDA on a arrétté de prendre le sang dans des prisons ou dans les quartiers les plus défavorisés, la où le taux de SIDA etait le plus élevé.
A ça sert de temps en temps d'etre en premiere année de medecine ;)
Deuxième erreur : on manque partout de plasma et de plaquettes, que l'on ne peut pas non plus donner si on est homo.
Troisième erreur : Il n'y a pas plus d'homos séropos que d'hétéros ... Après certes, nous développons plus le sida parceque la sodomie est une pratique à risque, et surtout parceque CERTAINS multiplient les rapports !
Moi je n'ai eu que 2 partenaires dans ma vie, avec des rapports toujours protégés, j'en ai donc marre de devoir mentir pour pouvoir donner sang et plaquettes.
C'est largement de la stigmatisation et de l'homophobie, parceque on estime que tout les gays ont les mêmes risques d'avoir le SIDA alors que ce n'est pas le fait d'être homo qui augmente "la chance" d'avoir le sida, mais un mode de vie et de relation sexuelle !
Je ne veux pas être assimiler à ces mecs qui ont 40partenaires par mois, dont 5 non protégés !
parce que je suis super favorable à ce don du sang ... mais malgrès cette situation certains centres en France acceptaient le don homosexuel (comment dire non à un 0+ quand on est en péniurie loool) !
On ne va quand même pas nous dire qu'avoir des relations sexuelles avec un autre homme c'est considéré comme un comportement sexuel à risque ? Multiplier les rapports avec des partenaires différents, ne pas toujours utiliser de capote, ça c'est un comportement à risque, et que je sache ce n'est pas un comportement qui est uniquement le fait des homosexuels.
Maintenant on nous parle du principe de précaution qui voudrait ainsi l'exclusion des homosexuels. Rappelons qu'en 2005, parmi les 7000 personnes qui ont découvert leur séropositivité, 24% étaient des homosexuels masculins et 32% étaient originaires d'Afrique Sub-saharienne (sondage INPES pour France 5). En toute logique, nous devrions donc virer tous les immigrés d'origine sub-saharienne des centres de don. Je suis certains que les associations de lutte contre le racisme n'y verraient aucun inconvénient !
j'ai une formation scientifique, et à moins qu'on me dise que les gays utilisent moins le préservatif que les hétéros, et là au vu de mon propre constat c'est carrément l'inverse, je ne vois pas le rationnel de ces stats.
Sur ceux, bonne journée à tous les Gaycliqueurs qui passeront par là.
Alors est-ce que je me sens obligé de cocher cette case qui, je le sais bien, ne me permettra pas de donner mon sang? Ben non, je la coche pas, et tout se passe bien.
Au passage, je tiens à faire remarquer qu'ayant donné dans mon lycée, le médecin m'avait juste demandé si j'avais des pratiques à risque, et non mon orientation sexuelle...
je suis d'accord avec diantre il ne faut pas tous ns mélanges,ds la communaté lgbt il y a des mecs serieux qui n ont pas des patenaires chaques semaines ou 10 ds le we.ras le bol de ces mecs qui ns pourrisent notre image et a cause d eux on ns colle une etiquette!ca suffit!!
si on ns a pas autoriser le don de sang c est a cause des mecs volage et sans protection!
Moi, ça m'a toujours fait drôle, d'entendre le terme de "population à risque". Que ce terme est laid!!!!
Voyons, ce sont les comportements que nous adoptons qui sont à risque et non une population!!!
Si je décide demain, de coucher avec quelqu'un et que nous ne mettons pas de capote: nous prenons tous deux un risque!!!
C'est assez simple, non? Même un gamin de 10 ans comprendrait...et ai-je évoqué une quelconque orientation sexuelle?
Arrêtons cette guéguerre "c'est les homos les pires/ les hétéros sont pareils..." Le problème n'est pas là (et je m'adresse à tout le monde, ainsi qu'au dirigeants de ce pays).
Cette descrimination remonte au début de la pendémie de Sida. A l'époque seuls les gays étaient visés par la maladie. (Ca c'est comme le nuage de Tchernobyl, il s'est arrêté à la frontière française!! lol) Toujours est-il qu'une mesure, interdisant aux homos de donner leur sang, avait été prise. On parlait alors de population à risque, du fait du fort taux de contammination chez ses membres.
Aujourd'hui, les choses ont changé. Les mentalités et les comportements ont changé. Certains font attention, d'autres jouent au "tu la mort!" qu'ils soient gays ou hétéros ou bi ou je ne sais quoi encore. Il en va de la responsabilité de chacun dans ce combat. Et par pitié, supprimons ce terme de population à risque!!!! Ce sont nos choix qui sont risqués!!!!
Don"t forget everybody: "No Capopte , No way!"
J'espère sincèrement, qu'un jour, on ne parlera plus d'orientation sexuelle ou de population à risque, parce que tout le monde est concerné par le problème, personne n'est invinscible!!
Bye à vous tous gaycliqueurs et gaycliqueuses et maintenez le cap! Vous avez tout à gagner!!!
bisous
Axelle
La mesure n'est effectivement pas homophobe par elle-même mais elle se base sur des raisons fallacieuses.
Pour déterminer comme tu dis qu'il y a "plus de personnes gays possédant le VIH que d'hétéro" il faut soit avoir une idée précise de la taille de la population homo totale et compter le nombre de cas dans les hôpitaux, soit effectuer un sondage pour déterminer le nombre de séropositifs sur un échantillon représentatif de la population homo totale.
Pour calculer la prévalence dont parle le monsieur, l'échantillon représentatif trouvé a été ... les lieux de rencontre gays o/ (Ils auraient dû utiliser gayclic, ça c'est un échantillon représentatif ! :P)
Et pour la taille de la population homo totale, soit les références utilisées datent de 60 ans (Kinsey & Co, 10%), soit c'est basé sur des sondage téléphoniques (4-5%) (Mais combien de lecteurs de ce blog répondraient 'oui' à la question 'Etes-vous homosexuel ?' posé par un gentil et anonyme préposé à la sonde téléphonique ?)
PS: Tu le sais sans doute, mais je précise ta phrase "plus de personnes gays possédant le VIH que d'hétéro", c'est en proportion, il y a quand même plus d'hétéro ayant le VIH que d'homos sinon.
Si Jacques Hardy a bien droit au titre de "Professeur", il n'est pas du tout médecin.
Il est en fait agrégé de DROIT PUBLIC. [Il a été Professeur en Fac de Droit avant d'être directeur des affaires JURIDIQUES de l'Etablissement Français du Sang (EFS) puis de continuer une carrière de haut fonctionnaire (comme directeur administratif de l'Ecole nationale de la Santé publique avant de revenir à l'EFS comme Président)]
Je n'ai rien contre le droit public, les juristes et les haut-fonctionnaires, mais il me semble toujours intéressant de savoir "d'où" parle un individu.
Surtout lorsqu'il assène ainsi de manière péremptoire des "vérités" épidémiologiques, en laissant planer une incertitude pouvant donner à penser qu'il est médecin.
PS : je ne veux pas dire que les juristes n'ont pas le droit de se servir d'arguements épidémiologiques. Je pense simplement que ce Monsieur aurait pu avoir l'honneteté de dire "je ne suis pas médecin, mais les pédés c'est tous des sales sidaïques", au lieu de se contenter de la deuxième partie de la phrase.
Ce serait un principe de précaution si le questionnement portait sur les comportements à risque, mais comme ça ne concerne QUE le fait d'avoir eu "au mojns une fois dans sa vie" un rapport homosexuel, oui c'est de la discrimination.
je cite: "A ça sert de temps en temps d'etre en premiere année de medecine ;)"
J'ai presque envie de répondre "Ah, ça sert de temps en temps de rester humble et ne pas jouer les petits êtres supérieurs lorsqu'on n'a aucune expérience ;)" (excuse-moi, je ne crois pas que ta "première année de médecine" soit un gage d'intelligence et d'objectivité - encore moins de connaissances parfaites sur le sujet)
Laisse-moi sourire, "docteur" ^^
Sinon depuis jeune age que je suis donneur de sang, au portugal, d'ou je suis originaire. Durant tous ces années de dons au portugal, personne ne m'a jamais posé la question sur mon orientation sexuel. Les questions se basaient sur mes comportements sexuels. Quand je suis venu en france, j'ai voulu faire le même mais lors du premier entretien j'a ete barré. Comme je n'ai aucun comportement de risque, au moins pas plus que n'importe quelque hetero, j'ai menti sur ma sexualité lors des prochains dons. Je suis responsable et si je le fais c'est en conscience et en plein respect par la personne qui va recevoir mon sang.
Fatigué de mentir, je donne plus mon sang en france mais comme je rentre trés souvant au portugal, je le fais là bas environ tous les 4 mois. De plus, au portugal quand on fais un don de sang, je reçois à la maison un rapport avec tous les résultats des tests épidemiologiques qui ont été faites sur mon sang. C'est plutot rassurant.
J'espére vivement qu'on finisse de devoir de mentir pour faire ce geste d'amour.
Donc une personne qui a le SIDA peut donner son sang
Après je sais pas s'il y a des contrôles derrière pour tester chaque poche de sang, et s'il y en a, on peut detecter le SIDA que 3 mois après la contamination
C'est vraiment la chasse aux sorcières...
Ministre de l'environnement je site "le nuclezaire est l'energie la moins polluante" |o|
alors aujourd'uit ns avons le droit de donner notre samg levons ns et disons d'une voix unique MERCI MADAME BACHELOT!!!
Oui, les pratiques homosexuelles sont un comportement à risque puisque la proportion de malades du SIDA est plus importante chez les homos que chez les heteros, ca c'est un fait personne ne peut le nier !
Apres effectivement, ceci est du au comportement à risque de certains seulement, mais la precaution est de choisir de ne prendre le sang d'aucun homo, là effectivement c'est de la precaution et pas de la discrimination.
D'ailleurs il n'existe à ma connaissance aucun test prouvant l'homosexualité (sic) donc toute personne jugeant son comportement sans risque peut donner son sang en repondant correctement aux questions du gentil organisateur.
Dans tous les cas, ca me parait pas absurde de refuser de prendre le sang des gens ayant le plus de risque d'avoir le sida.. Ca ne condamne que ceux qui ont des pratiques à risque mais à la question "avez vous des pratiques à risque?" ou à la question "etes vous toxico?" combien de gens concernés repondraient positivement?
surement moins que d'homosexuels à la question "etes vous homosexuel?"
J'aime bien gayclic mais l'analyse faite manque parfois de profondeur, les commentaires partent alors dans tous les sens, sans qu'il y ait de clarification possible admise par tous..
Il est certain que la majorité des homosexuels n'ont pas de relation a risque, mais le pourcentage d'homosexuel ayant le sida est plus élevée que parmis les héterosexuels.
C'est une simple mesure extrement logique, meme si je peu comprendre que cela apparait comme un acte discriminatoire.
Et je répete que nous ne manquons pas de sang, ni de plaquette, ni de plasma, sinon nous en importerions.
Concernant les tests ils sont réalisé, mais il y a toujours un risque, d'ailleurs 1 personne par an est contaminé par le VIH suite a une transfusion sanguine.
Durant les années suivant le debut de l'epidemie de SIDA le principe de précaution n'as pas tout de suite été pris; on prélevé du sang aux homosexuels, aux toxico, etc... En 1986 la moitié des hemophiles (necessitant beaucoups de transfusionsanguine) on contracté la maladie.
D'ailleurs des proces ont eu lieu condamnant ce retard de mise en place du principe de precaution.
Tout comme toute personne ayant séjourné en angletterre durant les années de vache folle ne peuvent donner leur sang. Meme si une personne certifie ne pas avoir manger de viande bovine, on l'interdit, c'est comme ca. c'est logique.
moi je suis mitigé:en effet c'est choquant d'exclure les homos sur ce seul critère,plutot que de parler de comportement à risque...
en meme temps,comme il a déja été dit,rien ne nous empeche de mentir si on veut donner notre sang...
ma fac étant collée à l'hopital,on vient souvent nous chercher,et moi je mens pour donner mon sang,ça ne me pose aucun problème!je suis maqué depuis plus de 2 ans,mais qui me dit que mon mec va pas voir ailleurs?car meme si quand je vais faire mon don de sang je suis sur de moi,je ne peux pas etre sur quant au comportement de mon mec...et je pense qu'ils se basent aussi la-dessus...
c'est triste mais la fidelité n'est pas le fort de l'homme!
donc pour "tout ça",ça ne me choque pas tant que ça ces "mesures de précaution"...après libre à nous de les écouter ou pas...je ne suis pas "un homo" ou en tous cas pas "qu"un homo" alors quand je vais à l'EFS,je pense à sauver une vie et je mens(en meme tps,ils n'insistent jamais la dessus!je dis que j'ai toujours LA meme partenaire...)
@ rom81:bien sur que des tests sont faits sur CHAQUE poche de sang,on a qd meme la chance d'etre dans un pays "riche" qui prend toutes les précautions...après je pense qu'ils ne font pour le VIH que les Ac,et donc possible fenetre sérologique allant jusqu'a 3 mois(je doute en effet qu'ils fassent une PCR ou un Ag p24,ça doit couter cher...mais peut-etre que je me trompe!)
en tous cas,est-ce un coup de bluff de ma ministre?pour une fois qu'elle fait un truc "bien",après nous avoir fait manifester pdt un mois!!
matt
Et pour le test de virologie, c'est un depistage du genome virale que l'état a mit en place, mais le probleme c'est que ça coute environ 100 millions d'euros par vie sauvé, argent qui ailleurs sauveré plus de vie...
-Sur 100 homos, combien y-a-t-il d'homo séropo inconscients ou irresponsables, prêts à affirmer qu'ils n'ont pas de pratiques à risques ?
-Inversement, sur 100 hétéros, combien y-a-t-il d'hétéros séropo, inconscients ou irresponsables, prêts à affirmer qu'ils n'ont pas de pratiques à risques?
-Enfin, troisième question: Des homos séropo inconscients ou irresponsables qui auraient donné leur sang, combien auraient avoués dans l'ancien questionnaire qu'ils sont homos? (si ce nombre n'est pas nul, on a accru les risques en changeant la question)
Selon les résultats obtenus à ces 3 questions, on peut affirmer si la reformulation ("avez-vous des pratiques à risques") est bénéfique pour les receveurs ou pas. Car c'est finalement ce qui importe, plus qu'une discrimination éventuelle, non?
On saura rapidement si le magazine de la santé doit être descendu en flamme ou non
critique interessante de @juriste
Si Jacques Hardy a bien droit au titre de "Professeur", il n'est pas du tout médecin.
Il est en fait agrégé de DROIT PUBLIC. [Il a été Professeur en Fac de Droit avant d'être directeur des affaires JURIDIQUES de l'Etablissement Français du Sang (EFS) puis de continuer une carrière de haut fonctionnaire (comme directeur administratif de l'Ecole nationale de la Santé publique avant de revenir à l'EFS comme Président)]...
En plus il y a une sorte d'hypocrisie derrière tout ça, parce que c'est la communauté gay qui s'est chargée en premier de la prévention contre les IST, et qu'elle est toujours en première ligne sur ce sujet, pour des raisons historiques.
Et le discours de Jacques Hardy est dangereux, car au fond c'est ce qui fait penser à pas mal d'hétéros que le sida est un cancer gay ; après on obtient des réactions du genre : "Pourquoi mettre une capote, je suis hétéro ?" Nombre d'hétéros sont persuadés que le Sida est une maladie que seuls les homos peuvent attraper, ils se permettent ensuite des pratiques sexuelles à risques et donnent ensuite leur sang en toute bonne foi !
Il y a en outre un risque de sigmatisation quand on parle de POPULATION à risque plutôt que de CONDUITE à risque, car les homos n'ont pas, que je sache, le monopole de l'infidélité et des relations sans capote !
PS : anubis80, sache que le nucléaire est effectivement l'énergie la moins polluante (quoiqu'en disent certains pseudo-écolos genre Greenpeace). Pour info, chaque centrale solaire ou éolienne nécessite trois centrales thermiques à coté, et un barrage hydroélectrique rejette plus de CO2 qu'une centrale à charbon (du fait de la biomasse noyée). Donc on peut réellement dire merci à Roselyne Bachelot !
Càd: admettons que sur 100 gays, 15 soient infectés, contre 5/100 pour les hétéros. Sachant que les homos sont une minorité (de l'ordre de moins de 10% si je dis pas de bêtise).
Faites le compte sur 65 millions d'habitants... même en excluant les enfants et les personnes âgées, il reste une GRANDE et écrasante majorité d'hétéro d'âge moyen. Disons 30 millions. Alors admettons qu'il y ait environ 6 millions d'homos: mon exemple de 15% donnerait un chiffre de 900.000 infectés - c'est une image hein). Et 15% de 30.000.000 d'hétéros, ça donne 1.500.000.
Résultat: en % on est 3 fois pires. Mais en chiffres et nombre de contaminés, on est presque moitié moins!
Bon, j'ai pris des exemples au pif, j'imagine bien que ce ne sont pas les chiffres exacts... mais c'était juste pour expliquer quoi.
exemple avec tes chiffres:
1 homo a 15 risques sur 100 d'etre seropo
1 hetero 5 risques sur 100
ca fait donc plus de risque pour un homo d'etre seropo
donc il est plus risqué de prendre son sang
cqfd
Il faudrait s'attaquer aux pratiques à risques, je n'ai aucune idée comment, pour éliminer ce facteur de risque qui reste attacher aux homos. Si la tendance s'inverse en ce moment, tant mieux, mais tant que ca n'est pas le cas, on ne peut rien exiger au nom de la discrimination.
franchement, je ne comprends vraiment pas la motivation de cette "revendication".
Objectivement, un gay a une probabilité plus grande d'être porteur du VIH; ce constat fait, je ne vois pas l'utilité de mettre des vies en danger simplement pour voir la satisfaction de ne plus être discriminé. Je rappelle simplement que le don du sang est un DON, par conséquent la personne qui mérite toute l'attention est la personne receveuse, pas la personne donneuse!
C'est comme si on forçait quelqu'un à recevoir un cadeau dont il ne veut pas simplement pour avoir la satisfaction personnelle de se sentir généreux.
C'est bien beau de dire qu'en terme de proportion les homos sont prétendument plus dangereux. Mais sur 1000 hétéros, et sur 1000 homos, je le répète, à proportion égale il y aura plus d'hétéros porteurs que d'homos... tout simplement parce que notre "communauté" est moins nombreuse!
Il y a donc plus de risques - sur le nombre de personnes que les centres voient défiler - qu'il y ait plus d'hétéros à risque qui donnent leur sang que d'homos.
Comment tu as dit déjà...? Ah oui, CQFD ^^
sur 1000 heteros et sur 1000 homos, il y aura plus d'homo porteur, revois tes cours de statistique..
Un hétéro est sain jusqu'à preuve du contraire ; tandis qu'un homo est porteur du VIH jusqu'à preuve du contraire.
En quelque sorte, c'est une violation de la présomption d'innocence ; pour reprendre mon exemple de tout à l'heure, c'est comme dire qu'un "Français de souche" (je déteste cette expression) serait présumé innocent, tandis qu'un immigré serait présumé coupable. Il y a donc bien une discrimination, que ne justifie pas le principe de précaution. CQFD
D'ailleurs il existe une autre "population à risques" : les Noirs. Mais on ne leur interdit pas le don du sang ; on les juge plus digne de confiance que les homos, qui sont, comme chacun sait, des pervers sexuels qui couchent tout le temps avec n'importe qui !
Le principe de précaution justifierait à la rigueur que le sang des homos soit plus surveillé, mais de là à le refuser dès le départ...