Michèle Alliot-Marie s'est exprimée hier (vendredi 25 avril 2008) devant la presse en présence du président de la Halde Louis Schweitzer qu'elle venait de recevoir pour, notamment, s'entretenir avec lui du logiciel « Ardoise ». La ministre de l'Intérieur s'est attachée à « lever les craintes qu'il pouvait y avoir sur le droit de la personne non seulement à sa liberté mais au respect de sa vie privée ». Dans sa première version, dont l'expérimentation a été suspendue mardi, le logiciel « Ardoise », destiné à alimenter un futur fichier commun police-gendarmerie, devait mettre en évidence un certain nombre de données et de profils, classés par rubriques telles que « mineur en fugue », « sans domicile fixe », « personne âgée », « permanent syndical », « membre d'une secte », « transsexuel » ou « homosexuel ». Ce ne sera plus le cas dans la version à venir, encore à l'étude, a assuré la ministre, pour laquelle sera distingué « ce qui relève d'une qualification de l'infraction et ce qui relève de la personne ». « On ne fera plus apparaître que quelqu'un est homosexuel, cela ne nous regarde pas. En revanche, si l'agression est homophobe, cela apparaîtra dans la qualification de l'acte et non plus dans les caractéristiques de la personne », a-t-elle ainsi précisé. Cela pourrait permettre à la police de « suivre les évolutions de certains types de délinquance de façon à ce que l'on puisse anticiper et être plus efficace » contre eux. Concernant la personne elle-même, la ministre a indiqué que « les seuls éléments qui interviendront sont ceux qui manifestent d'une façon très objective une fragilité particulière qu'il faut pouvoir prendre en compte pour mieux (la) protéger ». A titre d'exemple, elle a cité le cas de quelqu'un qui serait délégué syndical, parce que « s'il est attaqué en tant que tel, c'est quelqu'un qu'il faut protéger », a-t-elle jugé. Enfin, elle a fait part de sa volonté de « signer avant l'été » une convention avec la Halde pour qu'avec « son soutien et ses conseils » le ministère de l'Intérieur soit « exemplaire sur le plan de la lutte contre les discriminations » (source AFP).
Dont acte !
Je ne pensais pas pouvoir lire un texte si réjouissant à 5 heures 45 du matin.
Merci gayclic pour ces informations.
Transsexuel ça se place dans quelle catégorie ? C'est "la personne elle même" ou c'est considéré comme "une fragilité particulière qu'il faut pouvoir prendre en compte" ?
Donc merci MAM pour une fois. =)
Je l'ai perçu comme une envie de protection. Si le logiciel fiche une personne qui subit des agressions à répétition, elle pourra être mieux protégée par les forces de l'ordre. J'ai compris ça comme ça, je ne dis pas que je cautionne cette façon de pensée, mais c'est ce que j'ai perçu.
Si cela avait été le cas , le scandale aurait été plus important mais pour des homos ....
C'est ne pas MAM qu'il faut remercier mais les associations homosexuelles et les syndicats de police qui ont mis l'affaire sur le tapis .
MAM a fait machine arrière car elle a bien senti que l'affaire allait grossir surtout à l'approche de la gay pride .
il n'y a plus qu'à définir ce qu'elle considère comme une fragilité... elle a également pris l'exemple des personnes âgées, bien, mais et l'homosexualité, et la transsexualité ? sont-elles des "fragilités" ?
hourra !! Allio-Marie a enfin compris : dans un crime c'est l'aggresseur qu'il faut punir et non les victimes, c'est l'homophobie qu'il faut répréhender et non l'homosexualité...
heu... question : ça n'existe pas déjà dans la loi ? vous connaissez les circonstances aggravantes ? et le casier judiciaire il ne sert justement pas au suivi de la criminalité d'une personne ?
Mme Allio-Marie, il est peut-être temps de vous réveiller...