Historique ! ;-)
La Cour de cassation a ordonné aujourd'hui l'exécution en France d'une décision de justice américaine selon laquelle un enfant adopté peut avoir pour parents deux personnes de même sexe. La haute juridiction ordonne que ce jugement d'adoption, prononcé aux Etats-Unis au bénéfice de la compagne française de la mère américaine d'une petite fille, soit reconnu en France. Pour la cour de cassation, le refus d'exécuter dans l'Hexagone le jugement américain ne peut se fonder sur le motif qu'il heurte des principes essentiels du droit français. La cour annule par ce biais un arrêt de cour d'appel de Paris du 9 octobre 2008 qui avait débouté les deux femmes de leur demande.
« C'est un pas considérable fait vers l'égalité de traitement des enfants élevés par deux femmes ou deux hommes », a réagi dans un communiqué Me Caroline Mécary, avocate du couple. Cet arrêt de la cour de cassation signifie que « tous les couples de même sexe ayant obtenu une décision d'adoption à l'étranger pourront la faire reconnaître » en France sur la base de cette jurisprudence, a-t-elle précisé à l'AFP. Me Mécary estime par ailleurs que « se trouve posée la question de la pertinence de la législation française actuelle qui ne permet pas l'adoption par le second parent de même sexe et l'adoption par des concubins ou des pacsés, quelle que soit leur orientation sexuelle ». (Source : lepoint.fr via AFP)
Bonne petite jurisprudence. Allez, on continue!
Attention, danger !!!
Le pourvoi a été basé sur le fait qu'il n'y avait pas de "trouble à l'ordre public international"... Ceci en grande partie parce que l'une des deux mères est américaine... De plus, le droit français permet la délégation de l'autorité parentale, même entre partenaires de même sexe, si "l'intérêt supérieur" de l'enfant est en jeu.
Il s'agit ici de l'arrêt 791 du 8 juillet 2010... Je vous invite à vous rendre sur le site de la cour de cassation et de consulter l'arrêt 703 du 8 juillet 2010... où la cours de cassation a refusé de casser un jugement refusant à un couple PACSé, ayant fait preuve de sa stabilité, de partager l'autorité parentales sur leurs enfants respectifs au titre que cela n'était pas une nécessité de par les faits...
Arrêtons de dire qu'il s'agit d'un progrès, d'une nouvelle majeure... c'est un non-évènement à part la publicité médiatique que l'on en fait.
De toute manière, la Cours de Cassation, dieu merci, ne peut pas accepter de valider une décision de droit étranger... Imaginez en les conséquences... répudiation, caractère délictueux de l'homosexualité, à ce moment là, nous pourrions tout accepter.
Cessons d'écouter les journalistes et les avocats et contentons nous de lire les décisions réelles et d'en tirer notre propre analyse.
certe, ce n'est pas un progres au sens du droit francais, mais un progres dans l'image que la population peut avoir envers les homoparents.
ceux qui d'habitude se dise que les homos sont incapable d'avoir ou de pouvoir gerer un enfant et de voir que certain se battent comme des chiens pour en avoir la responsabilité peut faire tout doucement pencher la balance.
en terme de mentalité et de moeurs, seul compte l'opinion des gens en general, et non le droit
Je persiste et signe dans mes propos, car cet arrêt ne peut-être utile qu'aux couples bi-nationaux ou aux couples résidant à l'étranger et adoptant dans ces pays puis retournant en France.
La loi française, elle, n'est pas à strictement parler en cause. Loi française d'ailleurs qui permet l'adoption par un parent célibataire (?) et le refuse à un couple de même sexe, ce qui du point de vue de l'intérêt strict de l'enfant n'est guère défendable. On se souvient d'ailleurs des Boutin et Vanneste sur ce point précis il y a quelques mois.
Je maintiens que cela ne change rien au niveau français, cela ne fait que résoudre un problème de reconnaissance d'adoptions à l'étranger par des ressortissants français et/ou par des couples bi-nationaux. C'est une avancée mineure pour moi. C'est par ailleurs ce que dit même l'avocat des deux femmes.
@Zakas
Concernant l'évolution des mentalités, je pense que ça peut avoir un effet contraire dans la perception que les gens en ont. Ceux qui y sont opposé le seront un peu plus, ceux qui y sont favorable le seront toujours.
Si l'homophobie régresse peut-être dans la tranche des 25-45, voire des 45-65, elle reste très présente chez les jeunes, parfois de plus en plus violente et je doute que cela progresse.
L'influence croissante de religions qui condamnent l'homosexualité en France ces dernières années n'améliore pas les choses chez les plus influençables de nos citoyens, à savoir les plus jeunes.
On peut espérer, mais pour moi ça ne change pas grand chose au problème de l'adoption par un couple de même sexe en France.