Jeudi soir la chaîne ARTE diffusait un excellent documentaire de Laure Michel et Eric Wastiaux intitulé « La bisexualité : tout un art ? ». À travers des témoignages d'artistes (chanteurs, cinéastes, écrivains, couturiers...), ce documentaire aborde avec justesse le sujet de la bisexualité.
Vous l'avez raté ? Zut ! C'est ballot ! :-p Rassurez-vous chers GayCliqueurs, nous vous proposons une séance de rattrapage sur le blog.

Partie 1 / Partie 2 / Partie 3
Un documentaire très intéressant...
Voici maintenant un message privé à l'attention de Jean-François Perrier, le compagnon de la chanteuse Yelle. Merci de ne pas le lire.
« Cher Jean-François,
2009 approche à grand pas, et nous n'avons toujours pas fait notre bonne action annuelle. L'équipe du blog est donc prête à se "sacrifier" pour te faire découvrir certains plaisirs de la vie que tu sembles désireux de connaître. Contacte-nous au plus vite Jean-François... Le temps presse !!
Cordialement,
L'équipe de GayClic. »
Mais ?? Vous êtes encore là !? Comment ça vous avez lu ?? Mais c'est pas vrai !? Vous n'avez donc aucun respect pour la vie privée des gens !!?? :-p
Et voici quelques articles sur des films dont il est question dans le documentaire :
Le bisou gay du lundi... « Les Chansons d'Amour »
Le bisou gay du lundi... « El Cielo Dividido »
Le bisou gay du lundi... « La confusion des genres »
DVD gay : Shortbus
Excellent d'ailleurs
je pense que la cause bisexuelle aura fait un grand pas... lorsque l'homosexualité sera vue et vécue dans la société comme une manière de vivre sa sexualité tout à fait normale... alors oui la bisexualité pourra se vivre pleinement car ce qui actuellement la dessert c'est la pression et répression de l'homosexualité...
je comprends que les bisexuel(les) veuillent se démarquer de ceux qui se proclament uniquement hétéro ou homo mais ce ne sont pas les homos qui remettent en cause l'hétérosexualité ou la bisexualité mais bien un grand nombre d'hétéros pour qui la sexualité doit avoir une norme bien claire et la bisexualité est quelque chose qui les perturbe... car elle peut rendre floues les lignes de démarcation qui leur sont indispensables... et les homos sont en première ligne depuis Stonewall pour abattre ce mur qui a été mis en place et fortifié pendant si longtemps par les sociétés patriarcales et les religions...
Ils sont craquant tout les deux et en plus je les trouve touchant. Cette manière d'amener le truc sur la sexualité avec un garçon y'a quelque chose de l'ordre de la révélation mais pudique en même temps... c'est touchant
à voir
Sinon, tant que nous en sommes aux messages personnels :
"Cher Tanguy, aka Tepr
De notre côté, nous n'aurons pas l'outrecuidance de t'y mettre justement... de côté... et nous t'invitons toi et ton amie à nous rejoindre, pour découvrir ensemble les turgescents plaisir de la polygamie.
A tout hasard si tes camarades Julie et Jean-François veulent se joindre à nous, pourquoi pas. Il nous faudra juste louer un mini-bus !
Chaleureusement
Raoul"
...
Personne pour Frédéric Beigbeder ? Allez, faîtes un geste ! C'est bientôt Noël.
Ceci dit quelques points me gênent un peu, des idées reçues tenaces que tout de même Arte et/ou la communauté Bi auraient pu s'empêcher de véhiculer. Je suis une fille bi, mon homme est bi -ou plutôt il le dit ainsi pour simplifier, puisque des mecs il n'aime que la sexualité- et ce n'est pas parce qu'on aime aussi l'autre sexe qu'on se sent obligés d'aller, lui dans le lit d'un mec, moi dans le lit d'une meuf, c'est à dire, commettre un adultère. Je veux dire merde, on s'aime tous les deux énormément, et on est jaloux, oh pas trop, juste ce qu'il faut dans un couple, et la bisexualité n'est en rien une notion qui, pour moi, doit dépasser l'amour, la fidélité. En restant ensemble ce n'est pas comme si on avait fait le sacro-saint choix d'être hétéro mais homme ou femme, il ne faut pas se leurrer, ça ne fait jamais vraiment plaisir de voir son conjoint avec quelqu'un d'autre. Beaucoup de monde tient comme acquis que se mettre en couple sérieusement, c'est s'engager à renoncer aux autres personnes, quelles qu'elles soient ; alors pourquoi un bi qui s'engage auprès d'un sexe nous fait un cinéma parce qu'il est obligé de renoncer à l'autre sexe ? Quand on veut parler d'amour et de couple, ben ouais, ça finit aussi par arriver, et est-ce que c'est vraiment ringard de penser qu'on peut se satisfaire de la personne qu'on a choisie et de faire des compromis ?
Deuxième point, que l'on retrouve souvent, les hommes qui comme Titof disent aller avec les femmes pour être actifs et dominateurs et avec les hommes pour profiter d'être passif, d'avoir des rapports "plus intenses" (allez les gars, le plaisir anal, dites-le franco !) et en quelque sorte soumis. Non mais quelle image réductrice de la sexualité, et ils se disent libérés ?
Mon bi de mari n'a pas renoncé à la passivité et aux plaisirs "profonds" en se casant avec une fille, nous avons déjà assez de mal à faire accepter une telle pluri-sexualité sans que les bi ne se vautrent dans les clichés du libertinage et de l'infidélité pour se prétendre plus libres.
Cela dit, ce serait quand même cool de prévenir avant la diffusion la prochaine fois si possible ... merci encore pour tout.
Je pense que je vais commencer à me rendre au concert de YELLE :-)
ENFIN C'EST JUSTE MON AVIS
@portas il faut arrêter de placer l'homosexualité en éternelle victime au banc de la société. La reconnaissance de la bisexualité peut dans l'autre sens contribuer à mieux intégrer l'homosexualité dans une société moins cloisonnée.
"Nous sommes tous bisexuels."
Moi je dis NON.Je ne suis pas bisexuel!Je suis gay à 100%!!!
Non mais vous entendez leur bicentrisme!!!
Je ne remercie pas Gayclic pour cette video.
Pour illustrer les relations entre bi et homo, je vais prendre un exemple personnel.
Il y a quelques jours, je me suis fait dragué par un garçon bisexuel qui m’a expliqué qu’il aimait avoir des relations sexuelles avec des garçons, mais qu’il ne pourrait jamais tomber amoureux d’un mec, seulement d’une femme. Un « 1 » ou « 2 » sur l’échelle de Kinsey en quelque sorte. La question est de savoir si un « 6 » (homo) peut s’entendre avec un 1 ou un 2 autrement que sexuellement. Moi je pense que c’est impossible car en tant qu’homo, je recherche plutôt une relation durable à la fois affective et sexuelle avec un mec, ce que ne pourra jamais me donner un bi de type 1 ou 2. Avec les bi de type 3, 4 et 5 on se rapproche du possible, mais en termes simples, il ne faut pas être jaloux et, plus que quiconque, on courre le risque de se faire piquer son compagnon à la première occasion. Je les perçois comme particulièrement « volage ».
Ce qui rend amer beaucoup d’homo vis à vis des bi, c’est que les homo ont le sentiment que beaucoup de bi s’autorisent à tomber amoureux d’une femme pour des raisons de commodité sociale, mais qu’ils s’interdisent (plus ou moins consciemment, sous la pression sociale) de tomber amoureux d’un homme, reléguant leur partenaires masculins au simple statut d’objet sexuel. Je pense qu’il y a une part de vrai dans cela, mais j’ignore dans quelle proportion.
Pour moi, un véritable bi est libre sexuellement et affectivement, il vit le moment présent et il est très imprévisible, y compris pour lui-même. Ce qui est déroutant et frustrant pour beaucoup de personnes plus identifiés et attachés qu’eux à leurs sentiments et à leur conception d’une relation amoureuse.
Vivre avec un bi ne demande pas seulement une désidentification, un détachement face à la sexualité (par opposition à la conception traditionnelle d’une relation fidèle et stable), mais aussi une forme de détachement aux sentiments : accepter de voir la relation stopper du jour au lendemain et donc ne chercher à profiter que du moment présent. Combien d’entre nous sont capables de ce degré de détachement quand les sentiments entrent en jeu ?
Le seul bémol, c'est que cette émisssion n'ait pas trop parlé du revers de la médaille, à savoir chez beaucoup de bi, soit la solitude, soit la frustration, soit la tromperie...
Mais à part je me suis très souvent reconnu, et de voir qu'enfin on en parle ouvertement, ça m'a redonné du pep's...
Je n'arrive pas à trouver une autre explication!!qu'en pensez vous ???
Ici les hommes qui "choisissent de ne pas choisir" sont présentés comme des libertins, sophistiqués parfois, mais libertins tout de même: instables, proches de leur pulsions, hédonistes, au fond quand j'y pense c'est un tableau assez complaisant et loin sans doute du malaise qui accompagne bon nombre de ces personnes qui sont incapables de choisir.
Ceci dit, et le témoigange de @Gâ-L montre que la bisexualité n'est pas synomyme forcément de comportement infantile, incapable de choisir un autre et construire dans la durée.
J'en conclus que, comme toujours, quand on aborde un sujet principalement sous l'angle de la sexualité, on ne peut dresser que des caricatures de portraits. Pour son bonheur, l'être humain a besoin de contruire, de nouer des liens, de poser des actes de volonté. Quand il ne peut pas le faire, il peut sublimer, mais au fond la tristesse est au rendez-vous. Se sentir capable de tomber amoureux d'un homme comme d'une femme est une chose, coucher avec qui vient au premier détour est une autre et qui n'a rien à voir en soi avec l'orientation sexuelle. Dommage que sur ce point le reportage n'ait pas apporté de lumières.
Tu es bi quand tu éprouves du désir sexuel pour le corps d'un homme ou/et celui d'une femme. Ton raisonnement est réducteur, le discours de l'homo refoulé est trop simpliste. On ne peut pas se forcer à avoir du désir sexuel.
Enfin, il ne faut pas tout mélanger. Bi, tu peux très bien tomber amoureux d'un mec comme d'une femme. C'est bien le risque et le drame parfois de cette sexualité quand tu vis en couple. Certains ferment la porte des sentiments mais le risque est toujours présent quand tu es poussé par tes désirs à avoir d'autres rencontres. C'est la même chose qu'un couple hétéro ou homo qui sont infidèles, le risque de tomber amoureux d'une autre personne est là sauf que l'infidélité sexuelle d'un bi est plus certaine mais les couples homo ou hetero sont-ils fidéles à toute épreuve ? Que tu vives en couple homo ou hétéro, l'autre sexe te manque. Sois tu en fais le deuil (irréaliste tant que tu peux encore !),sois tu te protèges de l'amour passonniel qui peut se révèler au hasard d'une rencontre. Ce qui fait aussi le sentiment de pleinitude. La vie n'est pas un chemin tout traçé identique pour chaque sexualité. Bi = libertin est aussi réducteur car le libertinage est un excès de sexe que tous les bis ne pratiquent pas non plus.
Ah merde j'ai raté cette émission la dernier jeudi donc j'aimerai revoir malgré des sous-titrage ??? Car je suis gay et en plus SOURD... Merci
pour ma part j'ai remarqué parfois une certaine intolérance des homo vis à vis des bi
ça parmet d'aborder le sujet vers une acceptation
en juillet dernier, jai vécu une histoire d'amour avec un garçon et le plus infiféle ce fut lui, le plus amoureux c'était moi.
fin novembre jai rencontré une fille, j'ai rompu il y a quelques jours.
le plus important c'est le ressenti amoureux et l'attirance irrésistible que l'on a vers la personne, homme ou femme peut importe.
le sentiment amoureux na pas de sexe, la sexualité vient dans l'élant émotionel.
Personnellement, je suis un homme bi et me vois sur l'échelle de Kinsey à 4,5 (oui je continue dans le flou et ne me laise pas marqué par un 4 ou un 5!!!). Si j'ai des "coucheries", je ne m'engage jamais sentimentalement. Par contre, dès que je rencontre quelqu'un avec qui j'essaie de construire quelque chose, que ce soit avec un homme ou une femme, dès la première minute il n'y a plus de coucherie possible avec d'autres personnes. En couple, je suis fidèle et je reste bi. Pour donner une image, lorsque j'achète une montre, je continue ensuite à regarder les vitrines des vendeur de montres sans pour autant acheter, et je sais très bien résister à la tentation même d'une exessivement belle montre. De même, en couple, je reste bi, je mate des mecs et des femmes dans la rue et peux avoir la trique en les matant mais je ne leur saute pas dessus et ne me laisse pas sauter dessus non plus. Lorsque mes relations de couples se sont rompus c'était vraiment pour autre chose que ma bisexualité: l'un casanier et hyper jaloux alors que l'autre veux sortir seul ou en couple, l'un bordélique au possible et l'autre maniac hypocondriaque du rangement ne voulant ni l'un ni l'autre faire de concession!!!!! J'espère toujours rencontrer l'homme (le plus probable) ou la femme (et oui c'est possible pour moi) de ma vie et lui rester fidèle tout en étant fidèle à moi-même.
Enfin bref, j'espère que mon petit laïus pourra aider des gens comme Lyonnais et hollister à comprendre que les hommes bis existent, que leur bi sexualité n'es ni une homo sexualité refoulé, ni un conditionnement sociétale etqu'on peut être bi tout en étant foncièrement fidèle et rester en couple toute sa vie avec une seule et unique personne dans son lit (oui c'est ce que je recherche) tout en restant bi.
@ hollister: franchement là j'ai du mal à rester polie ms bon... c'est pas parce que tu comprends pas une ch qu'elle n'existe pas. On peut être attiré, physiquement comme sentimentalement par les deux sexes, qu'on soit homme ou femme. Point barre. ça me parait pas compliqué à comprendre. Et franchement le délire sur "j'peux comprendre pour les femmes mais pour les mecs c forcément qu'ils ont un problème" bah c exactement le discours que tiennent pas mal de machos hétéros écervelés à propos de l'homosexualité. Et ce besoin de trouver une explication pseudo psychologique pour cette "déviance" ça me rappelle aussi le discours de certains hétéros intolérants. Peut être serais-tu un hétéro refoulé? Je n'arrive pas à trouver une autre explication...
@ Lyonnais: perso, je suis pas un numéro entre 0 et 6 juste une personne attirée par d'autres personnes. Et t'as peut être pas eu de chances ds tes rencontres mais non bi n'est pas synonyme de volage. Ce genre de stéréotype me rend dingue. Si tu veux absolument classifier les gens alors je serais certainement une "bi de type 2,25" (du moins en ce moment...). ça ne veut pas dire que je m'engage moins sentimentalement ac les filles, juste que je suis un peu plus souvent attirée par les hommes. Après, quand tu es ac qqn, homme ou femme, ça change rien à l'intensité de la relation, sur le plan sentimental comme sur le plan physique.
@ Gâ-L: merci c très bien résumé je n'aurais su faire mieux.
J'ai donc fini par faire un choix, non pas celui du non-choix comme beaucoup d'idiots homos comme hétéros le prétendent, mais le choix de suivre ma NATURE profonde et identitaire, et l'à, j'ai enfin pu me sentir pleinement moi.
Il serait bon que les homos qui réclament à corps et à cris qu'on arrête de parler du "CHOIX" (que je peux haïr ce mot vraiment quand on parle de sa nature) de l'homosexualité alors qu'ils SONT homos, que c'est leur nature, ils serait bon qu'eux commencent par arrêté de demander aux bis de faire un CHOIX (RRRRRRRRRR vous savez pourquoi maintenant) comme si la vie était purement binaire.
A bon entendeur.
Ce programme est clair - je me trompe et la bisexualite doit bien exister
Le passage ou l'homme decrit les plaisir anals est d'un erotism rarement egale.
Quand vous compare le programme sur le coming out a ses proches et celui ci - ce programme est hot hot hot !"!
merci gayclic
Merci
Je me permets de citer un extrait d'un commentaire précédent - par Lyonnais - qui résume très bien le sentiment que j'ai par rapport aux bisexuels (et qui explique aussi en partie le problème de la biphobie chez les homos) :
"Ce qui rend amer beaucoup d’homo vis à vis des bi, c’est que les homo ont le sentiment que beaucoup de bi s’autorisent à tomber amoureux d’une femme pour des raisons de commodité sociale, mais qu’ils s’interdisent (plus ou moins consciemment, sous la pression sociale) de tomber amoureux d’un homme, reléguant leur partenaires masculins au simple statut d’objet sexuel. Je pense qu’il y a une part de vrai dans cela, mais j’ignore dans quelle proportion."
Il ne faut pas faire l'amalgame entre bisexualité & polygamie. Je suis une femme bisexuelle, et je suis en ce moment en couple avec une femme, je n'ai absolument pas envie d'aller voir ailleurs, tout simplement parce que je l'aime. Ca n'est pas parce que je suis bi que je suis libertine, au contraire, j'éprouve une certaine incompréhension par rapport aux gens qui sont en couples mais sont ouvertement infidèle. Pour moi, autant ne pas être en couple. Hors ce reportage montrait un peu les bisexuels comme des personnes forcement volages et infidèle, et je trouve justement que c'est un cliché...
De la même manière que les homos qui disent dans le reportage qu'un bisexuel est un homo refoulé, qui se n'assume pas, qui ne veut pas choisir... Je crois justement qu'en quelque sorte c'est plus dur d'être bisexuel dans la société d'aujourd'hui parce que justement on est "inclassable" comme ils disent.. Les bisexuels ne sont pas forcement des homos refoulés, même si ça arrive, c'est comme de dire que tout les heteros sont homophobes, ont l'esprit fermé & sont formatés par la société, c'est un gros cliché et surtout une généralisation de quelque chose qui n'est pas forcement majoritaire.
Ca aurait été intéressé qu'ils approfondissent cette question...
Merci Gayclic quoiqu'il en soit :-)
En tout cas Jean-François Perrier est trop mimi je confirme ! (si c'est le fils de Jean-Marie Perrier, la mère doit etre très très belle^^)
C’est vrai que l’amalgame entre bisexualité et inconstance est un préjugé répandu. Et le documentaire ne contribue pas à clarifier ce point d’ailleurs. Donc merci de témoigner pour faire évoluer les points de vue. Mon opinion n’est pas gravée dans le marbre heureusement et je faisais état avant tout d’une impression personnelle, subjective. Loin de moi l’idée de généraliser à tous les bisexuel(le)s, ou de vous enfermer dans des cases !
Le malentendu vient en partie de ce que l’on croit qu’un bisexuel ne pourra jamais se contenter d’un seul sexe, même s’il voulait être fidèle et monogame. La croyance populaire c’est qu’il lui manquera toujours un des deux sexes et tôt ou tard, il lui faudra aller voir ailleurs. Il aurait ainsi une double nature, tiraillé entre deux pôles, chacun d’eux ayant besoin d’être satisfait, mais jamais par la même personne. D’où la croyance que les bi sont volages. C’est un préjugé tenace, conforté par ceux qui mènent une double vie.
Par ailleurs, le malentendu est aussi nourri par toutes ces personnes qui se réfugient dans la bisexualité pour résoudre le conflit qu’ils ressentent entre la culture et leurs pulsions. C’est particulièrement évident dans la communauté maghrébine où la bisexualité apparaît comme un bon compromis à des personnes qui autrement seraient homosexuelles. Là encore, on a tendance à généraliser et à penser que tous les bisexuels subissent le poids de la culture et réagissent de la même manière.
En réalité, il y a toutes sortes de manières de vivre sa (bi)sexualité, en fonction aussi de son degré de maturité. Comme Mimi067 le suggère, je pense qu’une personne est volage avant tout parce qu’elle est en découverte d’elle-même, en phase de maturation, pas parce qu’elle est bi, homo ou hétérosexuelle.
Amicalement
Vouloir toujours se déterminer, à gauche, ou à droite, hétéro ou homo, mangeur de mie ou mangeur de croute... le beurre et l'argent du beurre, c'est possible
Le reportage est intéressant et apporte un bon éclairage sur le theme de la bisexualité et sur ses spécificités par contre la 3e partie casse tout ce qui a été construit parce qu'ils font le mélange entre bisexualité et multi-partenaires.
Donc voila je suis bi je suis attiré par les mecs et les meufs mais quand je suis en couple, comme toute personne de base, je suis en couple avec tout ce que ca comprend: exclusivité, jalousie, amour, sentiments.... donc non etre bisexuel ne veut pas forcément dire etre ok avec aller baiser partout ou faire des grosses orgies type shortbus. Donc voila regardez le reportage mais svp, zappez la 3e partie, ca parle d'un autre sujet que la bisexualité.
si tu me demandes d'arrêter de parler de la situation de discrimination à l'égard de l'homosexualité dans la société française actuelle alors je réponds non...
et comment veux-tu que la société reconnaisse la bisexualité si déjà l'homosexualité n'est pas pleinement reconnue dans la loi (mariage et adoption compris)?
@girlfriend
oui tu as raison car j'avais simplifié le tableau... la bisexualité peut déranger celui ou celle (homo ou hétéro) qui n'est pas clair(e) avec sa sexualité et qui a besoin de lignes claires pour s'affirmer... je pense cependant que cela est plus fort chez des hétéros car cela chambarde les roles de chacun(e) vis-à-vis du "programme" établi par l'éducation et la société...
pour revenir au documentaire: il me semblait trop "élitiste" par le choix de ses témoins
Les 2 photos de partie à 3 ne me semblent rien ajouter à la bisexualité et plutôt la desservir: j'imagine que la bisexualité ce sont deux personnes qui s'aiment et qu'elles n'ont pas besoin d'une troisième personne (en général) pour vivre pleinement leur sexualité. Est-ce que je me trompe? merci pour vos témoignages qui vont éclairer ma lanterne!
En ce qui concerne la bisexualité, je ne vais pas répéter ce qui a déjà été dit, mais je retrouve dans beaucoup de commentaire le discours qu'on m'a sorti quand j'étais au lycée "Les bi sont des homos qui ne s'assument pas", "Les bi sont des obsédés du sexe, ils couchent avec tout le monde" ou encore, la meilleure "Tu vas te rendre compte plus tard que t'es soit homo ou hétéro". Eh bien moi, je suis tombé très amoureux d'une fille, puis très amoureux d'un garçon et c'étaient des sentiments très sincères envers les deux. Alors j'ai dit aux gens que j'étais bisexuel. Et puis comme ça ne plaisait pas, et que j'étais quand même très attiré sexuellement par les garçons, j'ai dit en arrivant à la fac que j'étais gay, pour simplifer ce qui pour moi n'est pas aussi simple. La sexualité, l'amour, l'attirance sexuel, le fantasme, je pense qu'on mélange un peu tout parce que ça nous arrange de penser qu'on a tous une certaine constance et qu'on appartient tous à tel ou tel groupe. Et alors les gens qui disent "homo refoulé" en parlant des bi, je rigole bien, parce qu'en général, pardonnez-moi si je me trompe mais quand on refoule quelque chose, on l'assouvit rarement. Alors un(e) homo refoulé qui dit ouvertement qu'il (elle) couche indifféremment avec des hommes et des femmes, ça me paraît légèrement contradictoire.
Je finirai avec cette phrase dont j'ai oublié l'auteur "Je ne suis pas hétérosexuel, ni homosexuel. Je ne suis même pas bisexuel. Je suis tout simplement sexuel."
En fait, jpense que tout le monde est "bi"
en amour, tout est question de feeling, d'alchimie...
Comme le disait Angelina Jolie :"Quand j'aime une personne, je vois pas un homme ou une femme, je vois une ame dont je suis le complément"
Cette phrase résume bien ce que je pense, on tombe amoureux d'un être point.
Vous êtes pas d'accord ?
Soyez indulgents pour certains homos qui n'ont pas tout à fait compris, car ceux qui ont produit le documentaire semblent avoir aussi fait l'objet d'une certaine incompréhension de la bisexualité dans la Partie 3. Heitz et Girlfriend et quelques autres remettent les pendules à l'heure d'une façon très sympathique et tout à fait convainquante.
J'ai vécu avec mon amour bisexuel pendant 12 ans, enveloppé chaque nuit dans mes bras. Sa nature a fait qu'il s'en est allé vers la femme et la fondation d'une famille. J'ai eu beaucoup de diffulté à accepter et encore plus de difficulté à comprendre.
C'est trop vrai que l'homosexuel s'insurge quand il entend dire que l'homosexualité est "un choix", pour des raisons évidentes. Heitz et Gilfriend m'ont fait enfin comprendre qu'ils ont bien raison de s'insurger contre ceux qui considèrent la bisexualité comme "un choix".
Si l'homosexualité est une réalité de la nature, il faut bien accepter que la bisexualité aussi, est une réalité de la nature. Comme cela prend une certaine maturité et une certaine profondeur d'amour pour qu'un homo soit fidèle, cela prend le même genre de maturité et de profondeur d'amour pour qu'un bisexuel soit fidèle.
GayClic, tu es une merveilleuse et impressionante institution sur cette toile qui nous apporte tant de médiocrité. Ta place est au top dans mon esprit, vue l'éclairage que tu suscites dans nos vies.
1- Qd on nous parle de "CHOIX" à nous les gays, on crient tous au scandal car l'homosexualité n'en est pas un.
En effet, et je crois que nous sommes tous daccord là dessus, si l'homosexualité était un choix, il faudrait autrement dit, choisir entre la discrimination et l'acceptation de la Société (et ya pas photo), la question ne se poserait pas et les débats comme le mariage gay n'aurait même pas lieu d'être.
2- En ce qui me concerne, j'en sais trop peu sur le fonctionnement de la bisexualité pour pouvoir me prononcer mais quoiqu'il en soit, je suis qd même attéré d'entendre des homos dirent qu'il faille que les bi fasse un choix sur leur sexualité alors que les hétéros nous remettent ce refrain sous le nez dès qu'ils le peuvent.
Par conséquent, bien qu'étant un ignorant complet sur ce sujet, mon opignion est que l'orientation sexuelle de ces personnes (les bis)doit changer d'elle même; il faut donc différencier selon moi, l'orientation sexuelle de la démarche que l'on peut fair pour aller voir un homme ou une femme pour telle ou telle expérience.
3- S'il est vrai que les bis peuvent aller avec un homme ou une femme, je pense juste que c'est une chance énorme et qu'il ne faut surtout pas qu'une biphobie s'installe parmi nous les homos car si c'est le cas on ne vaudra pas mieux que tous ces homophobes ...
Bonnes Réflexions à tous et bonnes fêtes. Encore merci pour ce fabuleux reportage !
J'en tire toujours la même leçon :
Soyons tous plus tolérants les uns envers les autres.
Je connais, comme nous tous, des hétéros qui ne deviendront jamais homos... des bi (qui cachent leurs relations homos, car mariés avec enfants, ou autre), des gays qui pourraient jurer qu'ils n'auront jamais de relation hétéro et ne supportent pas les bi (jalousie ?)
La vie m'a appris qu'il ne fallait jamais jurer de rien, nul de sait de quoi demain sera fait.
Alors laissons chacun faire ce qu'il lui plaît (tant que cela ne transgresse pas la loi) cela sera déjà un grand pas.
PS : Petit message pour Jean-François : s'il veut quelques conseils et travaux pratiques, je suis à sa disposition :-)
Impossible de se comprendre, trop radical. Tu fais des partie des homos purs et durs qui confondent sexe et mode vie. Ce n'est pas parce que tu as des relations homosexuelles que cela est suffisant pour militer pour telle ou telle cause. A chacun sa sexualité, sa pensée et son mode de vie, un peu de tolérance...
Merci gayclic de m'avoir prévenu...
1- je sais que la bissexualité n'est pas un choix dans sa nature.
2- je ne confond pas bi et polygame.
3- on peut être bi et fidèle...ok !
MAIS :
personnellement, je ne sortirais pas avec une personne qui se dit Bi. Mais j'ai beaucoup de respect...
C'est pas la bissexualité qui me dérange. Je suis homo et sortir avec un mec qui se dit "homo" et qui a des relations avec des femmes : ça en me dérange pas du tout !!
Parce que je sais qu'il a les épaules pour une relations homosexuelles, avec les avantages et les inconvenants...
Mais généralement une personne qui se dit bisexuelle : a une dominance hétéro et aime le confort que lui procure cette situation bcp plus stable au yeux de la société... j'en veux pour preuve de nombreux amis bi pour qui j'ai déjà eu une attirance partagée ! Je remet pas en cause leurs sentiments sincères, ni les miens...
Mais en leurs parlant, j'ai vu une crainte, ou un manque qu'il aurait peu avoir dans une relation homosexuelle. C'est pas des clichés, c'est réellement ce que me disent mes amis bis.
Donc voila, je refuse de sortir avec des bis, pas que je pense qu'ils soient infidèles, ni refoulés, ou autres stupidités.. non, juste pour me protéger.
Je sais combien c'est dur pour beaucoup d'homos de s'accepter, de vivre leurs vie... mais je sais aussi, que beaucoup de bis n'ont pas les épaules pour vivre cette relation homosexuelle. Donc au risque de passer a coté du bi "fidèle, courageux et sincère" ( et il y en a) , je me protége tout simplement...
Et si, tout simplement, notre(nos) société(s) entrait enfin dans l'Aire de l'Indifférence !
Imaginez un peu le bien être des générations futures : adieu les "qui suis-je ? Où vais-je ?" et autres "que vont penser..."
Bref un monde où l'on pourrait aller vers l'autre sans tous ces aprioris.
Une utopie ? J'ose espérer que non.
merci gayclic et bonne continuation
dans ce reportage on parle aussi du film Shortbus, magnifique film, a voir absolument !!
j'ai relu ce que tu écris à @hollister et je me demande si tu parles uniquement de ton cas personnel ou s'il s'agit d'une généralité pour les bi: si tu veux que les autres prennent au sérieux la bisexualité il faut arrêter de parler de "risque" et "drame" et lorsque tu écris que le bi est "poussé par (ses) désirs à avoir d'autres rencontres" en quoi cela est différent d'un homo ou un hétéro?. Tu écris aussi que "l'infidélité sexuelle d'un bi est plus certaine" ah bon et pour quelle raison? moi je pense que ce qui compte c'est d'être fidèle à ses sentiments et si le besoin d'aller voir ailleurs est fort c'est que la relation vécue et les sentiments des deux ne sont pas si forts que ça. Tu écris aussi que en couple, "l'autre sexe te manque" alors comment veux-tu que les bisexuels soient vus comme des êtres stables émotionnellement? Pour moi, homo cela me conforte dans mon idée d'éviter une relation avec un bisexuel car si je m'engage dans une relation j'ai besoin que l'autre homme soit engagé pleinement dans cette relation sans risque sans drame et sans infidélité certaine!
je pense que tu parles surtout de ton cas et que tu ne vis pas si bien que ça ta bisexualité en tout tes mots le donneraient à penser...
le premier message que tu as écrit était "radical" et tu avais une vision radicale de mon commentaire d'où mon second commentaire assez radical pour te faire réagir... c'est le cercle vicieux... mais je suis convaincu que nous pouvons sortir de cela par le dialogue: je n'ai rien contre la bisexualité mais je suis désolé de te redire que je préfère me centrer sur ce qui me touche directement et jamais je ne le fais en victime comme tu l'écrivais dans ton premier commentaire... je pars de la réalité de l'homosexualité dans la société actuelle... les lois heureuesement ont beaucoup changé mais les mentalités ont besoin de temps pour évoluer...
Ce qui me choque le plus, c'est voir comment la bi-sexualité est considérée par les homos. "Traîtres" je trouve ça assez fort... (Sexy le mec de Yelle mais bon... Aucune chance)
Sérieux, j'ai beau savoir qu'être homo ne vaccine pas contre le fait d'avoir des préjugés, mais certains commentaires sont proprement à vomir.
Les bi sont effectivement les "nouveaux homos", dans le sens où ils et elles subissent exactement les mêmes préjugés : incompréhension, instabilité chronique, invisibilité.. chose nouvelle, à la fois de certains hétéros ET de certains homos. Elle est là la nouveauté :(
@ patrick: dire que les bi sont des traitres qui EN PLUS ne sont pas identifiables.. whaou. Pour dire ça, j'espère au moins que tu t'habilles moulant, en rose et que tu écoutes Dalida toute la journée lol
Nan sérieux quoi.. dans LGBT, il y a bien un B. Qu'on se le dise.. Et perso, c'est un travail d'ensemble sur ces 4 lettres qu'il faut faire, au lieu de se tirer dans les pattes.
@ patrick: Face à votre désarroi j'ai pris conscience de l'angoisse insoutenable que pouvait générer le fait de ne pouvoir mettre certaines personnes dans des petites cases bien définies par la société hétérofasciste. Ainsi, afin d'apaiser les souffrances des monosexuels j'ai décidé de me rendre "visible" pour qu'ils soient bien prévenus, avant de s'engager ac moi ds une forme quelconque de relation sociale, qu'ils ont affaire à une vilaine bisexuelle. Dorénavant je ne sortirai plus sans mon bi-pride flag que je prendrai soin d'agiter vigoureusement tout au long de mes conversations. J'envisage également de former notre propre Bi Pride en marge de la marche des Fiertés etc etc afin que nous cessions de nous mélanger ac les gays et lesbiennes (même si nos revendications st exactement les mêmes) les induisant ainsi en erreur sur notre identité... pardon notre non-identité. Justement, le développement d'une culture bi bien ghettoïque me parait également indispensable, d'une part à l'élaboration de notre identité (puisque vous le savez bien, l'identité se réduit à l'identité sexuelle) et d'autre part à la dissipation de toute ambigüité dans l'esprit paniqué des monosexuels qui ne sauraient ds quelle petite boite nous ranger en voyant sur nos étagères "L'éducation sentimentale" et "Le Rouge et le Noir" côtoyer un coffret de Queer As Folk et les bouquins de Wilde . Je m'attelle donc sans plus attendre à la création d'une liste exhaustive d'artistes et de personnages publiques bisexuels que les membres de notre communauté auront le droit et l'obligation d'aimer et de citer en exemple. Et puis sur un plan plus perso et pour me protéger, j'envisage de ne plus m'engager qu'avec des bi. Bah oui les mecs hétéros sont tous des salauds infidèles qui deviennent obsédés par l'idée de faire un truc à trois dès qu'on leur dit qu'on est bi. Quand aux lesbiennes, c'est bien connu, elles sont toutes ultra-possessives et veulent se marier au bout de trois rencards.
Désolé si je me fais l’avocat du diable, mais je pense que c’est utile. Donc je continue sur ma lancée : si un homme ou une femme est potentiellement attiré(e) par les deux sexes, n’y a-t-il pas (comme l’explique notamment Phil) un risque plus important de voir son copain (/copine) bisexuel(le) partir un beau jour vers d’autres horizons ? Roman expliquait qu’après 12 ans de vie avec son copain bi, ce dernier a décidé de fonder une famille avec une femme. Outre la hauteur de vue admirable qu’a finalement atteint Roman sur son histoire, on est en droit de remarquer ou de se demander s’il n’y a pas un élément d’instabilité supplémentaire chez les bi en général (le champ des possibles étant multiplié par deux pour les bi).
L’argument sur la maturité qui pousserait à la stabilité est bien beau, mais on sait bien que la maturité est un processus sans fin et, finalement, ce qui pousse certains d’entre nous à rester avec la même personne, c’est peut-être davantage un conditionnement social que la maturité elle-même. A notre époque, la pression sociale sur le couple est moins importante qu’autrefois et chacun fait comme il veut finalement. Débarrassés de ces pressions, certaines personnes sont plus libres (ou plus instables, selon les points de vues). Les bi ne seraient-ils pas plus libres (/instables) que la moyenne des gens encore attachés à (/rigides sur) certaines valeurs traditionnelles ?
Par ailleurs, @Girlfriend, tu es sans doute quelqu’un de très constante dans tes sentiments, mais ton cas est-il généralisable à tous les bisexuel(le)s ? Une femme bisexuelle vit-elle sa bisexualité de la même façon qu’un homme bisexuel, par exemple ?
Tu écris également que les personnes qui mènent une double vie sont des homo et pas des bi, en es-tu sûre ? Et s’il y avait de multiples façons de vivre sa bisexualité ? Je trouve intéressant de relire notamment les témoignages des autres bisexuels sur ce site qui montrent que les bi ne vivent pas tous leur sexualité de la même façon.
2. Je trouve qu'il est nécessaire de faire (encore) quelques éclairages sur la questions du "CHOIX". Pour être schématique, je dirais que *l'orientation sexuelle (donc la nature de chacun) n'est pas un choix mais l'assumer et la vivre pleinement ou non en est un* !
3. Je comprends qu'il y a des gens qui sont réticents à une "échelle" de type Kinsey car elle est réductrice et elle donne lieu à une classification pas forcément agréable des hommes. Néanmoins, comme tout résultat scientifique est à relativiser et à ne pas instrumentaliser, cette sorte de "classification" de 0 à 6 a la mérite d'être claire et simple à comprendre (justement le risque est de tomber dans le simplisme, j'en suis d'accord). Auriez-vous préféré peut-être une échelle continue de 0 à 100% avec mise en garde que chaque cas est un cas particulier ? Quant à moi je m'attribue le niveau 6... ^^
4. Bien que le reportage m'ait donné beaucoup de clefs pour comprendre la bisexualité, il reste encore un point obscur pour moi: Un(e) bissexuel(le) aura-t-il (elle) NECESSAIREMENT besoin de sexualité avec les 2 sexes. L'envie et l'attirance c'est sûr, c'est la définition même de la bisexualité, mais la nécessité de rapport avec les 2 sexes ? Merci pour vos réponses.
Le sujet de la bisexualité y est très bien traité. Et je trouve cool de voir que les gens comprennent de plus en lus la bisexualité; les progrès se font, lentement.
Personnellement, même si j'ai trouvé ça intéressant, je pense que beaucoup de gens se prennent la tete. Ce qui ressort le plus de ma génération ( j'ai 18 ans ) et que l'on peut ressentir dans le reportage, c'est une volonté de refuser les étiquettes.
On (je) ne se (me) ferme aucune porte. Je peux être amoureux d'un homme comme d'une femme, coucher avec l'un ou l'autre, vouloir une relation durable ou un coup d'un soir sans aucune considération de genre... Est-ce que ça fait de moi un Bi complet, un gay a temps partiel, un hetero occasionnel, on s'en fout ! On vit notre vie, nos sentiments et notre sexualité sans se poser de questions, sans aucune apellation. C'est le meilleur moyen de mettre fin a toute discrimination ;)
un reportage qui fait réfléchir (meme si je trouve ça vraiment réducteur de dire que les hommes vont avec les femmes pr pénétrer et avec les hommes pour etre pénétré... il y a + de possibilités voyons !!!)
mais c'est vrai que la bisexualité est vrm un thème d'actualité. trop de mes amis me disent qu'il faut faire un choix.
et si le bon, finalement, c'était de ne pas choisir ?
Je me retrouver tellement dedans avec le notion de bisexualité qui est souvent vu (même par des amis) comme un façon de me protéger ou de me cacher alors que pas dutout...
Franchement c'était super intéressant !
PS: le coup des Dieux du stade traité de "Tarlouzes Intersidérales" MDRRRR
Bonne question ! En fait, je dirais que ça dépend de la personne. Certains ressentiront qu'ils auront besoin de sexualité avec les deux, d'autres non. Ce qui est sûr c'est qu'on ne peut pas s'empêcher d'en avoir envie. Perso, je n'ai jamais couché avec une femme, pourtant je ne peux pas nier que j'en ai souvent envie. Mais de là à dire que c'est un "besoin", je n'irai pas jusque là... (ceci dit, je compte bien vivre ça au moins une fois dans ma vie ;-) )
PS : Enfin quelqu’un (cf. le professeur québécois) qui admet la théorie que je prône depuis longtemps quant aux préférences sexuelles analogues aux préférences culinaires ! On aime le pesto ou pas, chacun ses goûts !
Ce reportage m'a permis de réaliser enfin qu'il existe une "réelle" bisexualité, et non juste une homosexualité ou hétérosexualité refoulée, masquée par l'étiquette de la bisexualité.
Je n'ai jamais vraiment pu m'assumer en tant que bisexuel, que ce soit dans la communauté hétérosexuelle autant que dans la communauté homosexuelle. En effet, j'ai l'impression que nous sommes considérés comme les traîtres, les lâches de la société, ceux qui ne sont pas capables d'assumer. Combien d'hétéros m'ont dit "ça va passer, tu te poses des question, mais c'est normal" ? Combien d'homos m'ont dit "un jour tu te rendras compte que tu es gay" ? Mais non, le temps est passé, et ça n'est pas "passé", je ne me suis pas "rendu compte que j'étais gay". Pourtant, l'incompréhension des autres m'a souvent fait faire une introspection sur moi même, je me suis posé de très nombreuses questions sur ma sexualité, j'ai essayé de me convaincre que j'étais hétéro, mais j'avais toujours ce besoin d'aller vers les hommes, alors je me suis convaincu que j'étais homo, mais je ne pouvais pas m'empêcher de fantasmer sur les femmes. Je me suis rendu compte que chaque "sexe" m'apporte des choses très particulières dont je ne pourrais pas me passer. Je ne suis ni hétéro, ni homo, mais je suis à la fois homo et hétéro.
Voilà alors j'espère que ce documentaire aura permis d'ouvrir les esprits et éventuellement aidé d'autres personnes, tout comme moi, à se sentir moins seules.
Yelle est d'ailleurs pas mal montée dans mon estime, et son copain m'a fait monter autre chose :-P
Par contre le reportage a légèrement tendance à faire passer les bi pour des libertins et je suis pas vraiment d'accord avec ça, c'est la vision que les gens avaient des homos avant, si je ne m'abuse ! Pourquoi est-ce que les gens vont dans le sens où ils ont envie d'aller au lieu d'aller dans le sens où ça va réellement !
Après avoir véçu des expériences diverses, je suis devenus amoureux et j'ai vécu cet amour durant près de vingt ans. Comme la fidélité était importante pour le bonheur de l'autre, je suis resté fidèle jusqu'à la fin définitivev de la relation.
Ma liberté retrouvé, j'ai à nouveau expérimenté avec tous, Une autre histoire d'amour, mais non exclusive cet fois, a duré quatre ans.
J'ai retrouvé depuis la diversité. Le sexe ou l'identité sexuelle n'ont pas été déterminant dans ma vie amoureuse et je demeure ouvert à aimer le prochain humain qui me fera craquer...
Je vis selon mes sentiments...
Un bon reportage :)
Je tiens à dire, qu'au delà des étiquettes socio-sexuels, le plus important est d'être en cohérence avec soi-même et de vivre selon ses goûts, sa nature et son (ses)désir(s); Et de respecter autrui, dans sa différence.
En lisant les commentaires, j'ai souvent entendu parler de choix, de peur de vivre une relation avec un bi (car plus volage). Ou bien qu'on peut être fidèle en couple avec son partenaire en mettant une croix ou s'abstenir de l'autre sexe, car quand on aime on ne va pas voir ailleurs...
Pour ma part, j'ai commencé à être heureux quand j'ai fait le choix de ne pas faire de choix et de m'affirmer comme bi, l'amour étant plus important que le sexe du partenaire.
Maintenant, je suis depuis plus de 10 ans avec une femme que j'aime, j'ai des enfants et j'aime aussi un homme, mon mec, depuis bien plus longtemps, parrain d'un de mes enfants. Lui même est marrié, a des enfants. Ma femme a une amoureuse car bi également...
Nous avons pu construire notre équilibre, dans le respect, l'écoute et l'AMOUR ! C'est possible d'être soi-même et heureux ! On n'est pas obligé de rentrer dans des cases ou de renoncer à une partie de sa nature, de ses désirs et on peut aimer et avoir des vies sexuelles si chacun est au clair avec soi-même et ses partenaires, avec beaucoup de respect et de tolérance et surtout de CONFIANCE !
Tout ça pour dire qu'on peut être bi et heureux ! Et qu'on soit hetero, gay, lesbienne, trans ou bi ; on recherche tous le bonheur, n'est-ce pas ?
En tout cas il faudrait voir si je trouve un mek bi et si je tombe amoureux, qu'est-ce que je ferais ^^ Je pense que de toutes façons j'essayerais^^
La fidèlité c'est un engagement définitif et durable. Par exemple si vous avez 30 ans et que la durée moyenne d'une vie est environ 75 ans... eh bien il faudra se dire qu'on devra rester plus de 40 avec la même personne, toute sa vie, continuer à l'aimer en restant fidèle sentimentalement et sexuelement.
Voilà déjà que pour beaucoups d'homos et d'hétéros c'est une chose difficile (certains n'y arriverons jamais) comment le bi peut-il être fidèle si il a besoin des deux sexes?