Il y a trois semaines, le journal espagnol El Pais révélait que les autorités catalanes menaient une enquête sur une clinique qui proposait un traitement pour « soigner » l'homosexualité. Lire l'article du 15 juin 2010. Une dizaine de jours plus tard, Le Magazine de la Santé de France 5 est revenu sur cette affaire, et en a profité pour faire un rapide état des lieux sur ceux qui considèrent encore que l'homosexualité est une maladie...
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Les autorités régionales de Catalogne ont ouvert une enquête sur une clinique soupçonnée de proposer un traitement pour « soigner » l'homosexualité, a indiqué aujourd'hui à l'AFP une porte-parole du gouvernement régional. Selon le journal El Pais, la clinique Tibidabo propose des traitements à base de médicaments et d'un suivi psychologique pour « convertir » les homosexuels. Parmi les patients demandeurs figurent de jeunes pratiquants qui considèrent leur religion incompatible avec leur orientation sexuelle et cherchent une solution.
« Personne ne veut être homosexuel, cela vous tombe dessus. S'ils pouvaient changer leur orientation sexuelle grâce à une pilule, 99% d'entre eux le feraient », a assuré au journal catalan El Periodico le psychiatre Joaquin Muñoz, qui travaille à la clinique Tibidabo.
Mais bien sûr...
L'association homosexuelle catalane Coordination Gays et lesbiennes (CGL) a salué la décision des autorités régionales. « Il est totalement inadmissible, au 21e siècle, d'accepter que des professionnels de la santé prétendent soigner l'homosexualité. On ne peut pas soigner ce qui n'est pas une maladie », a déclaré Antonio Guirado, secrétaire général de la CGL, dans un communiqué. (Source : AFP).
Rappelons que le mariage et l'adoption sont autorisés en Espagne pour les couples homosexuels depuis 2005.
À la question « Naît-on homosexuel ? », Jacques Balthazart, neuro-endocrinologue et professeur à l'Université de Liège, répond par l'affirmative dans son ouvrage intitulé Biologie de l'homosexualité : On naît homosexuel, on ne choisit pas de l'être, paru hier aux éditions Mardaga.
Partant du principe que les théories psychanalytiques largement répandues (notamment freudiennes), qui expliquent l'homosexualité comme résultant de l'éducation, ne reposent sur aucune donnée scientifique, le chercheur a voulu, à travers différentes études, démontrer scientifiquement que l'homosexualité n'est pas une conséquence de l'environnement, mais innée. Ses recherches l'ont amené à penser que l'homosexualité est déterminée à 80 ou 90 % par des phénomènes prénataux multiples, qui sont génétiques, hormonaux et peut-être immunologiques. Il espère que son livre aidera à déculpabiliser les homosexuels et leurs parents, et permettra une acceptation plus large de l’homosexualité dans la population.
Ci-dessous un reportage diffusé hier dans le 13h de la chaîne belge RTBF.
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À lire aussi une interview de l'auteur sur le site Le Vif/L'EXPRESS.
À nous maintenant ! Voici un sujet qui mérite bien un sondage... Vous êtes prêts pour la question ? C'est parti ! Vous, en tant que gay ou lesbienne, pensez-vous être né(e) homosexuel(le) ? Oui ? Non ? À vous de répondre.
N'hésitez pas à argumenter votre vote dans les commentaires... Et merci aux très nombreux GayCliqueurs belges (et autres) qui ont fait chauffer notre boite e-mail hier pour nous envoyer cette info qui fait la une de la plupart de leurs journaux.
Comme les faits l'ont souvent démontré (notamment chez les politiciens américains), certains homophobes purs et durs se laissent parfois tenter par une petite expérience homosexuelle... Si c'est pas malheureux ! :-p D'ailleurs, saviez-vous qu'une étude visant à prouver ce phénomène « mystérieux » avait été menée en 1996 par des psychologues d'une université américaine ? GayClic vous propose de regarder une reconstitution de cette expérience réalisée pour les besoins du documentaire « Middle Sexes: Redefining He and She » de la chaîne HBO.
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Un GayCliqueur a attiré notre attention sur un passage de l'émission Le Magazine de la Santé diffusée mardi (21 avril 2009) sur France 5. L'animatrice Marina Carrère d'Encausse (également médecin) répondait à un téléspectateur qui souhaitait savoir si, comme pour le don du sang, les gays étaient exclus du don d'organes.
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« C'est un petit peu pareil pour les organes. C'est vrai qu'en France, un homosexuel qui serait HIV+, donc porteur du virus du sida, ne peut pas donner ses organes »...
L'animatrice, qui semble faire ici un raccourci entre « gays » et « séropositifs », ne répond pas à la question posée. En effet, dans sa réponse, Marina Carrère d'Encausse parle des homosexuels séropositifs, alors que la question portait sur les homosexuels en général. Au final, on ne sait pas si les homosexuels séronégatifs sont exclus ou pas du don d'organes, et on peut même se demander si les hétérosexuels séropositifs ne seraient pas quant à eux autorisés, puisque l'animatrice précise bien : « un homosexuel qui serait HIV+ (...) ne peut pas donner ses organes ». Bref, cette réponse prête à confusion.
Pour éclaircir tout ça, nous avons contacté L'Agence de la Biomédecine responsable du don d'organes en France. Au service Communication de l'organisme, on nous a assuré que toute personne est considérée comme donneur potentiel, les hétérosexuels comme les homosexuels : aucune exclusion, donc. On nous a par ailleurs expliqué qu'un examen est toujours réalisé sur le donneur avant le prélèvement d'organes, et qu'en cas de séropositivité de ce donneur (homosexuel COMME hétérosexuel) aucun prélèvement n'est effectué. Voilà qui est plus clair.
Reste à savoir pourquoi le don d'organes est autorisé pour les homosexuels et pas le don du sang ? Une question à laquelle n'a malheureusement pas pu répondre notre interlocutrice. Un GayCliqueur spécialiste aurait-il la réponse ?
À lire aussi sur GayClic :
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Vous avez peut-être déjà entendu parler de Daniel Tammet... Non ? Alors sachez que ce jeune homme de trente ans est atteint du syndrome d'Asperger (une forme particulière d'autisme), et qu'il est considéré comme l'un des 100 génies vivants au monde, notamment pour ses capacités incroyables à calculer et à apprendre les langues étrangères. Déjà l'auteur d'un premier livre en 2007, « Je suis né un jour bleu », il vient de sortir un deuxième ouvrage intitulé « Embrasser le ciel immense ».
Dans le cadre de la promotion de son livre, Daniel Tammet était l'invité de Salut Les Terriens samedi dernier chez Thierry Ardisson... et comme vous allez pouvoir le constater, Daniel Tammet n'est vraiment pas un garçon comme les autres ! ;-)
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Comme le dit tout naturellement Daniel Tammet dans cette interview, il a un « copain » avec qui il vit en Avignon... L'un des plus grands génies de l'humanité est gay ! On vous laisse réfléchir là-dessus ! :-p
En février, le journal de 20 heures de France 2 lui avait consacré un reportage dans lequel on pouvait le voir aux côtés de son compagnon. À voir ci-dessous.
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Et pour en savoir plus sur Daniel Tammet, GayClic vous propose de voir ou revoir l'excellent reportage « L'homme ordinateur » diffusé il y a quelques mois sur M6.
Un garçon étonnant, fascinant et... attachant !
Site officiel de Daniel Tammet : www.optimnem.co.uk.
Le site de l'agence United Press International rapporte les résultats d'une étude menée par des chercheurs de l'Université de Toronto, selon laquelle les hommes gays considérés comme moins attirants sexuellement, auraient davantage de pratiques sexuelles à risque que les autres.
Pour cette étude, Adam Isaiah Green, professeur adjoint de Sociologie à l'Université de Toronto, a cherché à déterminer ce qui rendait certains hommes plus désirables sexuellement que d'autres, et quelles pouvaient être les conséquences psychologiques ou physiques sur la santé de ceux considérés comme moins désirables.
Le chercheur a constaté que les hommes jeunes, blancs et issus de classe moyenne, étaient considérés comme plus désirables sexuellement que les hommes de plus de 40 ans, issus de minorités raciales et pauvres. L'étude a montré également que les hommes gays considérés comme sexuellement moins attirants, étaient susceptibles de développer des états psychologiques dépressifs pouvant mener à des prises de risques physiques.
L'étude publiée dans le Journal of Health and Social Behavior met aussi en évidence le cas d'hommes qui, pour avoir une relation sexuelle avec un homme plus désirable qu'eux, sont prêts à passer outre l'utilisation du préservatif.
Que pensez-vous de cette étude et de ses résultats ?
Certaines études récentes montraient que la circoncision réduisait de plus de 50% le risque d'infection avec le virus du sida. Mais selon des travaux publiés hier (7 octobre 2008), la circoncision ne réduirait pas les risques lors de rapports homosexuels.
Cette conclusion résulte d'une vaste analyse de plusieurs recherches faites précédemment, qui ne montrent pas de manière probante que la circoncision diminue le risque de contracter le VIH ou d'autres infections sexuellement transmissibles chez les homosexuels.
Des essais cliniques conduits en Afrique ont prouvé que la circoncision réduisait de 50 à 60% le risque de transmission du VIH de la femme à l'homme. Ces études laissaient aussi penser que la circoncision pourrait protéger les hommes hétérosexuels contre d'autres infections vénériennes comme la syphilis. Mais les effets bénéfiques de la circoncision étaient encore largement inconnus pour les hommes ayant des relations homosexuelles.
Le Dr Gregorio Millett des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a procédé à une méta-analyse de 15 études examinant le lien entre circoncision et taux d'infection du VIH et d'autres maladies sexuellement transmissibles. Ces études ont porté sur 53.567 hommes dont 52% étaient circoncis.
Les chercheurs ont conclu que le risque de devenir infecté avec le VIH était très légèrement plus bas chez les sujets circoncis, mais que cette différence était statistiquement insignifiante.
D'après les chercheurs, pris dans leur ensemble, les résultats de cette méta-analyse ne mettent pas en évidence, dans les études conduites parmi les hommes ayant des rapports sexuels entre-eux, une relation entre la circoncision et une diminution du risque d'infection par le VIH. D'autres recherches seront donc nécessaires pour élucider le lien entre circoncision et taux d'infection avec le VIH parmi les homosexuels.
La circoncision est théoriquement efficace parce que le prépuce, la peau et les muqueuses recouvrant le gland du pénis, est un point d'entrée pour le VIH, car il est riche en cellules dites de Langerhans, un tissu que le virus pénètre aisément. (Source AFP).
Bref, pour résumer, avec ou sans bout de peau qui pendouille, il faut se protéger !